- 2025 . France
- 30 patients
Objectifs
Efficacité de la réflexologie plantaire (RP) sur l'intensité de la douleur dans la maladie de Parkinson (MP) par rapport au massage simulé (MS).
Conception
Essai contrôlé randomisé monocentrique, longitudinal, prospectif, en double aveugle. Randomisation à l'aide d'un générateur de nombres aléatoires dans le logiciel R. Randomisation par blocs de taille fixe de 3 mise en œuvre dans Clinsight.
Participants
Des patients atteints de la MP idiopathique et souffrant de douleurs chroniques (échelle visuelle analogique (EVA) ≥ 4) ont été recrutés à l'hôpital universitaire de Toulouse entre le 14 avril 2021 et le 25 mai 2025.
Intervention
Quatre séances de RP ou MS d'une heure, espacées de trois semaines, avec le même chercheur spécialisé en RP.
Principal critère d'évaluation
Variation de l'intensité de la douleur mesurée par la moyenne de l'EVA avant et après les interventions complètes. La différence a été comparée entre les groupes à l'aide d'un test de Wilcoxon Mann Witney. Résultat exploratoire : connectivité fonctionnelle du cerveau.
Resultats
Trente patients atteints de la maladie de Parkinson ont été randomisés et analysés. Les interventions ont été réalisées comme prévu pour tous les patients. Les variables cliniques ne présentaient pas de différence significative entre les groupes RP et MS. La moyenne de l'échelle EVA a diminué de -12,3 mm ± 15,2 dans le groupe RP (n = 15) et de -17,9 mm ± 29,4 dans le groupe MS (n = 15). Les analyses n'ont révélé aucune différence significative entre les groupes RP et MS (valeur p = 0,88). On observe des schémas différents dans les changements de connectivité du système de douleur médial entre les répondeurs (réduction de la douleur d'au moins 30 %) et les non-répondeurs aux deux thérapies. Aucun événement indésirable n'a été signalé.
Conclusion
La RP n'est pas plus efficace que la MS pour soulager la douleur chronique dans la maladie de Parkinson. Les différences dans les schémas de connectivité au sein de la voie médiane de la douleur pourraient expliquer la réponse à la stimulation tactile (RP et MS).
Source :
DOI: 10.1371/journal.pone.0327865
